Me, myself and I

Dés-inertie en cours…

21 octobre 2011
Désinertie

Mais quelle est donc cette expression barbare pour un titre qui ne veut rien dire ?!
Peut-être avez-vous déjà ressenti cette ivresse, cet excès de liberté qu’on éprouve en tant qu’expatrié. Ce sentiment de ne rien avoir à prouver, de faire ce que l’on veut, peu importe les conséquences ; nous sommes ici pour profiter. Et après tout, ce n’est pas « vraiment » la vraie vie ; nous sommes dans ce pays pour une durée limitée, laissons-nous aller !

Pourtant la vie là-bas ne fut pas si folle et extravagante que ça… Un job dans notre secteur d’activité ; des escapades et excursions pour découvrir cette terre d’accueil, ce nouveau continent encore inexploré ; des visites de musées pour faire connaissance avec cette culture d’apparence semblable, mais si différente ; des dégustations de saveurs insoupçonnées…

Alors d’où vient cette pression, que nous nous collons au retour ?
Cette pression que nous nous imposons sous prétexte que nous sommes à nouveau dans notre pays.
Un pays que nous imaginons connaître et que nous ne prenons pas la peine de découvrir.
Un pays qui semble nous appartenir depuis toujours et qui, de ce fait, paraît bien moins intéressant. Alors que, depuis l’autre côté de l’Atlantique celui-ci nous manquait et que nous nous prenions à rêver des nouvelles aventures que nous y vivrions.
Pourquoi cette inertie ?
Par flemme ? Par peur ? Par arrogance ?

Je me réjouissais également de la liberté d’être free-lance. De travailler de la maison, comme je le veux – en pyjama, en tongs ou la tête en bas – et quand je le veux – entre deux épisodes d’une série, deux séances de lèche-vitrine ou deux articles de blog.
Mais la réalité fut toute autre. Un caractère peut-être pas assez trempé, la peur de refuser des contrats et de ne plus s’en voir proposer, la difficulté d’assumer le statut d’auto-patron ?
Bref, j’en suis venue à m’enfermer sur moi-même à force de travailler de la maison et de ne pas sortir de cet espace, aussi cosy soit-il.

Résultat ?
L’impression d’étouffer, de ne rien faire de mes journées et au final, de ne connaître Lyon qu’à travers mes souvenirs et références d’étudiante.
Mais après tout, ce sentiment de liberté éprouvé par delà les océans, n’est-ce pas à moi d’aller le chercher ? De me bouger et me motiver pour vivre de nouvelles aventures ?

Prise de conscience enclenchée… Le processus de dés-inertie peut démarrer !

À moi Lyon !

À commencer par la location de bureaux en espace partagé depuis deux semaines. Quel bonheur de voir des visages au fil de la journée, d’entendre des voix et de parler à d’autres personnes que ce chinchilla, endormi la majorité du temps.
Même si cette cohabitation se joue sous les coups d’un agenda surchargé et d’oreilles prises en otage par un casque assurant rigueur et concentration, cela change la vie. Sans parler de cette demi-heure de trajet pour rentrer au bercail, que je prenais pour du temps perdu mais qui, finalement, est un vrai sas de décompression.

S’en suivent les cours de yoga chaque jeudi soir qui, même s’ils sont encore assez mous à mon goût, me forcent à dire « stop » passé 19h30 et à aller prendre soin de moi le temps d’une heure de détente.

Cet abonnement mensuel au ciné Pathé ne semble pas non plus une mauvaise idée. Bien que de nombreux films me fassent les yeux doux, je ne trouve, ou plutôt ne prends pas souvent, le temps d’aller me plonger dans les moelleux fauteuils des salles obscures. Cette carte Pass sera l’opportunité rêvée pour m’y précipiter.

C’est bien beau de vouloir découvrir sa ville mais avec un guide et de précieuses recommandations pour savoir dans quelle direction se diriger, c’est encore mieux ! Pour cela, me voilà équipée du Petit Paumé, célèbre bible lyonnaise regorgeant de bons plans gustatifs et divertissants.
Et parce que je n’ai pas su résister, me voici également pourvue d’une copie de My Little Lyon avec comme défi de tester l’une de leurs adresses régulièrement.
Gourmande comme je suis, je pense bien entamer mon marathon de découvertes par cette adresse d’épicerie britannique livrée en page 116. Sans parler des 10 orgasmes culinaires évoqués à la page 152 !

Alors, c’est décidé, en plus de mes recettes et caprices webesques, je vous reviens bientôt avec des billets typiquement lyonnais !

Crédits photos : We♥it, myself.

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29 commentaires

  • Répondre Elea 21 octobre 2011 at 9 h 50 min

    Bel article et belles décisions ;o)

    • Répondre Anne-Laure 23 octobre 2011 at 11 h 11 min

      On va essayer de s’y tenir maintenant ! ^^

  • Répondre Cynthia 21 octobre 2011 at 11 h 06 min

    L’inertie je la vis beaucoup plus en tant qu’Expat qu’à la maison à Montréal … peut-être que mon immigration n’est pas totalement assumée !

    • Répondre Anne-Laure 23 octobre 2011 at 11 h 11 min

      Peut-être cela vient-il du pays ou de la ville aussi. Je trouve qu’à Montréal, l’info venait beaucoup plus facilement à nous ; alors qu’ici, en tout cas à Lyon, il faut aller à l’encontre des agendas culturels, des idées de sortie et des bons plans resto.

  • Répondre SoOhCliché 21 octobre 2011 at 11 h 08 min

    Bonne dés-inertie j’ai envie de dire alors! Et puis même si je ne travaille pas de chez moi et ne rencontre donc pas forcément ce sentiment de façon aussi criante j’ai parfois moi aussi bien envie de prendre un petit guide de Paris et voguer au hasard des rues comme une touriste. On s’est promis de le faire avec mon copain, pour l’instant eh bien ça reste dans les tiroirs. Espérons que ton billet sera le coup de pouce dont j’ai besoin 😉

    • Répondre Anne-Laure 23 octobre 2011 at 11 h 14 min

      Merci ! C’est un réel sentiment de liberté que de jouer les touristes dans sa propre ville ; d’autant plus dans une ville comme Paris. Puis c’est souvent l’occasion de belles découvertes à deux pas de chez soi. Mais c’est sûr qu’il faut pouvoir trouver le temps.

  • Répondre Mlle Toutouille 21 octobre 2011 at 14 h 53 min

    T’en as des projets, je devrais en prendre de la graine

    • Répondre Anne-Laure 23 octobre 2011 at 11 h 15 min

      Les projets me motivent… Sans eux, je me ramollis, voire me transforme en mémère ! ^^

  • Répondre amandine 21 octobre 2011 at 16 h 29 min

    Merci pour cet élan de dés-inertie ! Au programme du week end découvrir lyon pour apprendre l’aimer, et au détour d’une jolie librairie me procurer le petit paumé et le little lyon :)

  • Répondre Faust'in 21 octobre 2011 at 17 h 35 min

    Il faut que je me bouge les fesses moi aussi avant que je ne connaisse ce sentiment d’enfermement. Bon, en même temps, je ne peux pas faire grand chose dans ma vie active actuellement sans la formation que je dois faire fin novembre. Ensuite CM mais à mi-temps, histoire de retrouver le contact social et surtout de ne pas passer ma journée en pyjama ^^ Une fois que les sousous seront là, pourquoi ne pas tenter l’inscription à un sport. Merci pour cet article, c’est con mais ça fait du bien de ne pas se sentir seule 😉

    • Répondre Anne-Laure 23 octobre 2011 at 11 h 21 min

      Après cela dépend aussi de la situation financière et psychologique dans laquelle tu te trouves. Comme j’étais un peu les fesses entre deux chaises (à la recherche de missions, libre de faire ce que je veux mais limitée par le volet financier et mon angoisse de laisser passer un contrat), je n’ai pas su profiter de mon temps libre au moment où j’en avais le plus. Je le regrette un peu aujourd’hui mais je sais que si la situation se représente, je ferais la même chose. Foutue stressée ! ^^
      En tout cas, je suis aussi contente de voir que nous sommes plusieurs à éprouver ce sentiment. J’imagine que tu attends cette formation avec impatience !

      • Répondre Faust'in 24 octobre 2011 at 20 h 54 min

        Oh que oui. Normalement c’est pour fin novembre, mais tu sais, avec l’administration, on est jamais vraiment sur que le dossier soit au bon endroit au bon moment. Du coup, il se peut qu’il y ai du retard et que je la fasse fin décembre. Pour ma situation financière, pour le moment, à quelques euros près, on va dire que je touche la même chose que ce que je touchais quand je travaillais. J’ai eu 2 grosses primes avant de quitter mon taf qui m’on permis d’augmenter mes mensualisations chez PE. Donc, de ce côté là, on va dire que je ne stress pas vraiment. Non, c’est plus le fait de vouloir faire quelque chose, d’avoir une raison de me lever et d’arrêter de faire le ménage tous le jours :-)

        • Répondre Anne-Laure 25 octobre 2011 at 8 h 47 min

          Si déjà tu n’as pas le poids de la pression financière c’est pas mal ; mais j’avoue que ça ne fait pas tout… Ah ah, je vois que la fièvre ménagère s’est aussi emparée de toi. Quand je cherchais des missions, pas un verre laissé sur une table, pas une chaussette sale abandonnée par terre ne me résistaient. Ça devenait une obsession… J’espère pour toi que les dédales de l’administration ne seront pas trop tortueux. Je croise les doigts !

  • Répondre Fanny 22 octobre 2011 at 9 h 03 min

    C’est marrant comme je me reconnais dans cet article. :)

    • Répondre Anne-Laure 23 octobre 2011 at 11 h 02 min

      Je suis heureuse de voir que je ne suis pas la seule à ressentir ça ! :)

  • Répondre zélia 22 octobre 2011 at 17 h 41 min

    super toutes ces bonnes nouvelles :)

  • Répondre meredith 23 octobre 2011 at 18 h 45 min

    Bel article.
    J’ai vécu le même type de « passage à vide » lors de mon retour en France (à Lyon !) après 5 ans à l’étranger… Courage! Je pense que t’as pris les bonnes résolutions. Le plaisir de redécouvrir sa ville est incommensurable!

  • Répondre Laurelas 24 octobre 2011 at 0 h 41 min

    Prendre des décisions de ce type c’est libérateur. Je me sens un peu trop « grosse loque » en ce moment, et depuis pas mal de temps (et je ne pense qu’à dormir/faire la fête, à croire que je régresse) mais bientôt, je me secoue les puces aussi un peu. :)

  • Répondre Missfricadelle 24 octobre 2011 at 14 h 58 min

    Dis donc, si t’as besoin d’une comparse de découverte de Lyon la belle et la gourmande, tu m’dis hein !
    (et tu bosses dans quoi au fait ?)

    • Répondre Anne-Laure 25 octobre 2011 at 8 h 43 min

      Alors ça c’est gentil ! Ça pourrait d’ailleurs sympa d’aller boire une grosse tasse de chocolat chaud ensemble !
      Côté boulot, je suis conceptrice-rédactrice web ; en gros je crée et j’écris du contenu pour les sites. Voilou, tu sais tout ! 😉

  • Répondre Luxe & Vintage 24 octobre 2011 at 15 h 43 min

    J’aimerais bien travailler à domicile mais habitant une petite ville et non le centre ville même de Bordeaux, je crains de vite me retrouver dans la même situation ! Sinon j’attends de pied ferme un My little Bordeaux^^

  • Répondre La Grenadine 25 octobre 2011 at 14 h 45 min

    Tu l’as prise alors cette carte Pass ^^ T’as bien fait. ça change la vie je trouve. On y prend très rapidement goût.

    • Répondre Anne-Laure 2 novembre 2011 at 9 h 05 min

      Oui, désormais, elle squatte mon portefeuille. Et c’est l’occasion de ne plus se poser de question à sa voir si un film vaudra le coût ou non. Dernier en date : Drive. Là, ça valait carrément le prix de la carte au mois. ^^

  • Répondre Missfricadelle 25 octobre 2011 at 18 h 39 min

    Je ne dis pas non à un chocolat chaud OU à un thé…
    Dans le genre, à part A Chacun sa Tasse, je ne connais pas d’endroit sympa.
    Ché donc quand tu veux (I’m Fruiiiiiiiiiiiiit !)

    • Répondre Anne-Laure 2 novembre 2011 at 9 h 04 min

      Je n’ai pas encore testé d’autre salon de thé à la hauteur de À Chacun sa Tasse, alors banco ! Je t’envoie vite un mail pour qu’on s’organise une dégustation de chocolat chaud avec nounours à la guimauve ! 😉

  • Répondre Koyangi 31 octobre 2011 at 13 h 09 min

    Hey, la Miss Fricadelle et la Miss Rivard, vous m’attendez pour le chocolat chauuuud ?! Je plaisante parce que le jour n’est pas encore venu où je descendrais sur Lyon et j’espère que vous passerez un excellent moment ensemble ! En tout cas, Anne-Laure, tu seras en de très bonnes mains, je valide.

    Sinon, pour la dés-inertie, je n’ai pas l’expérience d’une expatriée (enfin si, si on considère que j’étais Coréenne à la base, ça me fait de très longues années d’expatriée en Suisse ;o)), mais je le vis tous les week-ends à peu près. J’ai envie de faire plein de choses pendant la semaine et le week-end venu, c’est souvent cocooning à la maison. Sinon, je pense que c’est une super idée d’avoir loué un bureau. A mon travail, on peut rester 3-4 jours à bosser depuis la maison (télétravail), mais je me connais et je sais que j’aurais beaucoup de mal à m’y mettre si je restais chez moi.

    • Répondre Anne-Laure 2 novembre 2011 at 9 h 00 min

      On ne t’attendra peut-être pas pour le premier mais certainement pour l’un des suivants ! 2012 sera peut-être l’année d’une nouvelle virée à Lyon…
      Je comprends ton appréhension du télétravail ; ce n’est pas tous les jours faciles. Mais comme je suis freelance, si je ne travaille pas, il n’y a pas de sous sur le compte en banque ! Donc tout de suite ça motive :) C’est surtout la solitude qui commençais à me peser. J’en devenais une mémère : à ne plus vouloir sortir et faire le ménage dès que mon regard croisait un verre sale ou une vieille paire de chaussettes !

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