Québec

Road trip en Gaspésie – notre itinéraire

19 juin 2019
Île Bonaventure, Gaspésie

Pour nos vacances l’été dernier, nous avons décidé de rester au Québec afin de découvrir un peu plus notre pays d’adoption. Portés par une envie de nature, de grands paysages et de bonne bouffe – on ne change pas une équipe qui gagne! – nous avons mis le cap sur la Gaspésie pour un road trip de 13 jours. Au programme: randonnées, microbrasseries, tournée des phares, dolce vita le long du Saint-Laurent, croisière au pied du célèbre Rocher Percé, feux de camp, canot sur la rivière et rencontre avec les fous de Bassan et les orignaux.

La Gaspésie est une région située à l’est du Québec, au nord du Nouveau-Brunswick et face à Terre-Neuve. Ses côtes baignent dans les eaux du Saint-Laurent et ses terres abritent 4 grands parcs nationaux. C’est un parfait compromis entre « mer » et montagne. L’été, le climat y est doux en journée et les nuits sont fraîches. On y va pour se mettre au vert plutôt que pour faire du shopping ou lézarder sur la plage.
La péninsule est également reconnue pour ses festivals et sa gastronomie. On y déguste homard, crevettes, saumon et autres fruits de mer fraîchement pêchés, mais aussi de nombreuses bières locales, des produits à base d’algues, des fruits méconnus comme la camerise ou l’aronia, de délicieux chocolats, etc. D’ailleurs, outre le site de Tourisme Gaspésie, je vous conseille également celui de Gaspésie Gourmande pour préparer votre voyage. Il recense de nombreux producteurs et adresses locales pour les fourchettes curieuses et baladeuses. Leur guide-magazine m’a été bien utile tout au long du voyage!

Au total, nous avons parcouru près de 3 000 kilomètres et j’ai été émerveillée à chaque nouvelle étape. Je ne m’attendais pas à autant de variété dans le paysage. Je me suis parfois crue en Bretagne avec cette multitude de phares pointant vers le ciel, dans le Morvan avec ces vallées jalonnées de forêts de résineux, ou encore en Corse avec ces falaises de terre rouge bordant l’eau. Pas étonnant que la National Geographic Traveler ait classé la Gaspésie parmi les 50 destinations canadiennes à voir dans sa vie. Si vous avez l’occasion d’explorer cette région, foncez! (C’est mon cœur qui parle.)

Côté logement, nous avons partagé nos nuits entre camping dans les parcs, auberges et hôtels.
Bon par contre, il s’est avéré que je clôturais mon premier mois de grossesse quand nous sommes partis. Les nausées se sont incrustées dès le début du voyage et ne m’ont pas lâchée de toutes les vacances (et au-delà!) Moi qui comptais profiter pleinement de ces deux semaines de repos après 6 mois d’écriture intensive en marge de mon boulot, c’était un brin râpé. Tente, nausées et voiture ne font vraiment pas bon ménage!

Bref, sans transition aucune, passons à notre itinéraire qui, pour cette première fois en terre gaspésienne, rallie pas mal des incontournables. Je prendrai le temps de vous détailler nos activités et bons plans dans des articles dédiés à chaque étape – sinon ce billet de blog risque d’être interminable!

Itinéraire de notre road trip en Gaspésie

(Précision pour les néophytes en road trip: parcourir autant de kilomètres en si peu de temps, ça peut sembler usant ; surtout pour nous européens qui ne sommes pas habitués à d’aussi longues distances. Mais la route 132 qui longe la côte et permet de faire le tour de la Gaspésie est jalonnée de beaux paysages et d’étapes gourmandes. Cela se fait donc vraiment bien.)

Le Bic

500 km, 5h15 de trajet
Si ce village situé à côté de Rimouski fait écho dans vos oreilles, c’est sûrement pour le parc national du même nom se trouvant à proximité. Le parc national du Bic est en effet connu pour ses nombreuses baies ouvertes sur l’estuaire du Saint-Laurent, où l’on peut pratiquer le kayak de mer et observer les phoques. On y sillonne également ses sentiers de randonnée à la rencontre des porcs-épics et on y contemple de beaux panoramas sur le fleuve. Plutôt tentant non?
L’idée d’ajouter ce parc à notre itinéraire était très séduisante mais malheureusement nous n’avions pas assez de temps pour nous y arrêter une journée. Nous avons donc gardé le parc du Bic dans un coin de notre tête pour un prochain long week-end et décidé de faire une halte d’une nuit au village pour 1. couper la route jusqu’à Matane car le trajet aurait été trop long pour un premier jour de vacances où l’on traîne notre fatigue. Et 2. en profiter pour goûter à la cuisine de Colombe Saint-Pierre, sacrée chef de l’année 2018 aux premiers Lauriers de la gastronomie québécoise, qui y a ouvert un restaurant.

Nous avions donc réservé une nuit au Vieux Bicois, une auberge aux chambres petites mais confortables située à distance de marche du restaurant. Le petit déjeuner compris dans le prix de la chambre (environ 95 $) et servi sous forme de buffet est aussi goûteux et généreux que la cuisine de mamie. Avec la déco désuète en prime, on s’y croirait!

Pour ce qui est du restaurant Chez Saint-Pierre, c’était très bon mais j’ai été un brin déçue. Il s’agit d’un restaurant gastronomique avec un menu changeant au gré des saisons. Il vous est possible de commander des mets à la carte ou de vous laisser guidé par la chef au détour de son menu dégustation. Je débutais ma grossesse et beaucoup de plats – voire la majorité – m’étaient interdits. J’envisageais donc le menu dégustation avec l’espoir que la chef puisse improviser quelque chose de compatible avec ma condition comme c’est souvent le cas quand on opte pour ce genre de formule. Malheureusement pas ici. Les services du menu dégustation sont choisis par la chef parmi les plats à la carte et il n’y a aucun changement possible. Je me suis fait même dire que la chef avait mangé du gravlax durant toutes ses grossesses donc que je pouvais le commander. Euh… non!
Par dépit, j’ai donc choisi les deux plats du menu que je pouvais manger (un délicieux poisson et un dessert glacé) et j’ai louché sur les 5 assiettes de Monsieur en bavant. De plus, le service a été très long, ce qui n’a pas vraiment aidé la cause. Bref, c’était bon, mais frustrant.

Le BicLe BicAuberge Le Vieux BicoisRestaurant Chez Saint-Pierre, Le Bic

Réserve faunique de Matane

140 km, 1h45 de trajet jusqu’à l’entrée de la réserve (+ 40 km pour rejoindre le camping)
Après notre arrêt au Bic, nous avons repris la route direction Matane en nous arrêtant à Pointe-au-Père, Sainte-Luce-sur-mer et Sainte-Flavie pour quelques visites culturelles et gourmandes.

Nous avons passé deux nuits et un jour à la Réserve faunique de Matane, terre de prédilection des orignaux. Au programme de cette étape: camping dans la zone de l’Étang à la truite, randonnée vers la chute Hélène et observation des orignaux au crépuscule avec un guide extraordinaire.

Pour info, l’accès aux parcs nationaux du Québec (réseau Sépaq) coûte 8,75$/jour/adulte. Sachant que la carte annuelle donnant un accès illimité à tous les parcs pour 12 mois revient à 79$ pour un adulte, il peut être rentable de commander cette carte avant votre départ. En plus, elle vous donne une nuit gratuite en camping en semaine. Alors faites le calcul!

Road trip en GaspésieCamping à la Réserve faunique de Matane

Parc national de la Gaspésie

130 km, 1h35 de trajet jusqu’à l’entrée du parc (+ 30 km pour rejoindre le camping)
Nous avons sillonné la côté gaspésienne via Matane et Saint-Anne-des-Monts pour rejoindre le Parc national de la Gaspésie. Deux jours et deux nuits de camping frisquet, de canot et de stand-up paddle sur le lac Cascapédia, de guimauve grillée au coin du feu, et de randonnée sur le Mont Ernest-Laforce avec option « orignaux paressant tranquillement au bord des sentiers ».

Pour la petite anecdote, nous étions censés rester une nuit de plus dans le parc mais l’équipe de France de football s’étant qualifiée pour la finale de la Coupe du Monde, nous avons dû écourter notre séjour pour rejoindre un lieu avec télévision et retransmission du match. Ahem, suivez mon regard dépité!

Parc national de la GaspésieParc national de la Gaspésie

Parc national Forillon

230 km, 3h10 de trajet jusqu’à l’entrée du parc
Entre deux nuits à l’Anse-au-Griffon, à la très chouette auberge Griffon Aventure, nous avons randonné jusqu’au bout du monde au Parc national Forillon. Le sentier Les Graves permet d’atteindre les falaises de la pointe de la Gaspésie, nous offrant un panorama à couper le souffle. De quoi se sentir tout petit face à cette grande étendue d’eau!

Comme à notre habitude, nous avions pris le temps de rallier plusieurs lieux d’intérêt le long du trajet: le phare de la Martre, Rivière-à-Claude, la boutique de poissons fumés Atkins et Frères à Mont-Louis, et enfin Gaspé.

Parc national ForillonParc national ForillonParc national ForillonParc national Forillon

Percé

100 km, 1h20 de trajet
Une halte reposante dans cette jolie ville de bord de mer aux allures de station balnéaire. Ce fut agréable de retrouver la civilisation, de dormir dans un lit plus confortable que notre matelas gonflable et de s’offrir un bon restaurant. Nous avons profité de cette escale pour voguer sur le Saint-Laurent à la découverte de la superbe île Bonaventure et de sa gigantesque colonie de fous de Bassan, et du célèbre Rocher Percé.

Rocher percéÎle Bonaventure, Gaspésie

Bonaventure

135 km, 1h55 de trajet
Nous gagnons la Baie des chaleurs au climat plus doux pour deux dernières nuits de camping et une balade en canot sur les eaux cristallines de la rivière Bonaventure. Et sans mauvaise jeu de mots, ce fut toute une aventure!

Rivière Bonaventure

Carleton-sur-mer

80 km, 1h10 de trajet
Carleton-sur-Mer signe notre dernière escale en terre gaspésienne. Dernier phare, dernière microbrasserie et ultime nuit en hôtel dans cette petite ville balnéaire dont la majorité des commerces longent la route 132.

Carleton-sur-Mer

Nous avions ensuite prévu une dernière étape à Kamouraska dans la région du Bas-Saint-Laurent pour couper la route du retour et n’avaler que les premiers 400 km nous séparant de Montréal. Finalement, nous avons préféré engloutir les 790 km d’une traite pour rentrer à la maison plus tôt et se reposer un jour de plus avant la reprise du boulot. Nous avons tout de même fait un arrêt par Kamouraska, histoire de nous attabler au bistro de la mer de la poissonnerie Lauzier et de goûter à sa célèbre bisque de homard dont on nous avait tant vanté les mérites. Et vous savez quoi? Cette bisque valait bien l’arrêt!

Allez, la prochaine fois, on rembobine la pellicule et on se retrouve sur la route de Matane!

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1 commentaire

  • Répondre Lisons 20 juin 2019 at 4 h 08 min

    Je ne connais pas du tout la Gaspésie, mais l’endroit a l’air vraiment sympa à visiter…

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