La résidence permanente

Immigrer à Montréal avec un chinchilla

13 janvier 2016
Lincoln le chinchilla

Parmi les nombreux préparatifs qui ont précédé notre déménagement à Montréal, il y en a un qui a surpassé les autres en terme de challenge et de fatigue nerveuse… Une mission bien plus longue que de trouver notre nouveau chez-nous montréalais. Une épreuve bien plus épuisante que de participer à un vide-grenier en pleine canicule pour trouver de nouveaux propriétaires à nos affaires. Une tâche bien plus complexe que de lister toutes les choses qui se retrouveraient enfermées dans les cartons sur le porte-conteneurs. Emporter Lincoln le chinchilla avec nous jusqu’au Québec a été toute une succession de défis!

Défi #1 – Trouver la compagnie aérienne

La plupart des compagnies aériennes qui accueillent les animaux sur leurs vols n’acceptent que les chats et les chiens à bord de leurs appareils. Le premier défi a donc consisté à trouver une compagnie qui 1. ne confonde pas les chinchillas avec les chihuahuas (je sais que ces derniers ne sont pas de vrais chiens, mais quand même! *humour* Amis des chihuahuas ne vous vexez pas…) et 2. qui autorise les rongeurs comme animal de compagnie dans leurs avions.
Après avoir épluché les Air France, Air Transat et Air Canada, nous avons finalement trouvé notre bonheur auprès de Corsair. Le seul hic… Aucun vol direct depuis Lyon. Il nous faudrait donc passer par Paris pour rejoindre Montréal! Pas de souci, nous bookons le tout auprès de la compagnie qui propose même le Lyon-Paris en train via le service TGV Air.

Défi #2 – Obtenir les bonnes informations

Le challenge s’est corsé un peu plus au moment de vérifier les formalités vétérinaires nécessaires qui étaient précisées sur le site web de la compagnie. J’ai dépensé près de 30€ en appels téléphoniques à Corsair pour recevoir les bonnes infos. Soit on me disait que finalement, Lincoln n’était plus accepté à bord (alors que j’avais appelé en amont de la réservation de nos billets pour m’en assurer). Soit on oubliait de me préciser l’obligation d’un vaccin. Soit on voulait me faire payer 50€ pour le transport du petit poilu dans le train Lyon-Paris alors que la SNCF ne facture ce service que 7€. Un brin scandaleux…
Mais en m’accrochant sans lâcher les crocs, j’ai finis par les avoir ces maudites infos. Donc, ne lâchez rien!

Défi#3 – Prendre son billet d’avion

Pour ajouter son animal de compagnie à son vol, il est nécessaire de payer le prix de ce billet spécifique par téléphone. Une fois vos infos de carte de crédit transmises, Corsair vous fait parvenir par courriel un formulaire d’autorisation de paiement, que vous devez rapidement renvoyer signé sous peine de voir votre paiement annulé.
Pour ma part, après une première tentative de paiement, je n’ai jamais reçu le formulaire. Mon paiement a donc été annulé. Et dans la foulée, je me suis fait pirater ma CB (peut-être une simple coïncidence…)
Après 2 nouveaux appels et un problème de logiciel, j’ai fini par décrocher le précieux sésame. Woot woot!

Pour transporter votre chinchilla à vos pieds, sur un vol Paris-Montréal, il vous faudra donc débourser 75€ (je suis passée directement par la SNCF pour son billet de train, le jour même du départ. Parce qu’il fut quand même pas me prendre pour une buse!)

Défi #4 – Passer à travers les formalités vétérinaires

Les services vétérinaires de la douane canadienne ne demandent aucune formalité pour les chinchillas. Ce sont les compagnies aériennes qui sont plus capricieuses. Ainsi, pour voler en compagnie de votre animal sur Corsair, il vous faudra :
– une puce électronique (pour identifier l’animal s’il se sauve),
– un vaccin contre la rage (sachant qu’un tel vaccin n’existe pas pour les chinchillas et que ceux-ci ont 1 chance sur 1 million de contracter la maladie, un mot du vétérinaire expliquant cette absurdité suffira),
– un passeport rien qu’à lui,
– un certificat de bonne santé fourni par le vétérinaire moins de 5 jours avant le départ.

Défi #5 – Dénicher la cage de transport

Pesant moins de 5 kg, Lincoln avait la chance de pouvoir voyager à mes pieds dans l’avion. Il devait juste être maintenu dans une cage passant sous le fauteuil durant l’ensemble du vol. D’ordinaire, un chinchilla en captivité fait son nid dans une cage mesurant près d’1 m de haut. Là, il allait se retrouver cantonné dans une boîte à chaussures, taille enfant.
Après avoir scruté les dimensions maximales acceptées, vous pourrez trouver un panier de transport du côté d’Amazon ou des animaleries.

Défi #6 – Préparer l’arrivée

Je savais que la pauvre petite bête tournerait en rond dans sa boîte d’allumettes (essayez de passer 15h dans un placard!) Du coup, il fallait que je puisse le remettre dans une cage aux proportions adéquates dès notre arrivée. Sa cage lyonnaise n’ayant pas suivi dans le déménagement (le container arrivait 15 jours après notre atterrissage), j’ai trouvé une petite pépite sur le web… un kit de démarrage pour chinchilla! Une cage, des copeaux, des croquettes, une gamelle et un biberon, bref tout ce dont j’avais besoin et qui n’avait plus qu’à être livré chez les amis qui nous hébergeaient à l’arrivée (merci encore les copains d’avoir supporté ce bazar!)

Défi #7 – Retourner chez le véto

À J-3, vous êtes bon pour repasser par la case véto histoire de récupérer le fameux certificat qui atteste de la bonne santé de votre ami à poils doux. Grâce à cette formalité, vous pourrez embarquer!

Défi #8 – Prendre l’avion

Le jour J est là. Armé de vos bagages cabine et de vos valises, la cage fixée en bandoulière sur votre épaule, vous voilà parti pour un périple durant lequel vous ne cesserez de vous faire de nouveaux amis. Une petite cage, ça attire le regard. Et comme peu de gens connaissent les chinchillas, ça suscite la curiosité et ça engage la conversation. J’ai ainsi eu droit à un point présentation avec l’ensemble de l’équipe de vente d’un duty free d’Orly!

Le voyage s’est déroulé sans aucun souci de notre côté. Mais prévoyez quelques friandises à glisser dans la cage car les 2 dernières heures de vol ont été assez difficiles… Le pauvre Lincoln grattait de partout pour trouver une sortie!

Défi #9 – Passer la douane canadienne

Une fois vos formalités d’immigration passées et vos bagages récupérés, il vous faudra passer dans le bureau des douanes pour déclarer l’entrée de l’animal sur le territoire canadien. Si vous êtes chanceux et que le douanier sait ce qu’est un chinchilla, vous passerez rapidement tout droit. Dans le cas contraire, comme nous, vous prendrez une grande suée, brandirez tous les papiers exigés par la compagnie aérienne pour vous justifier, serez aux bords des larmes… jusqu’à ce que le douanier en chef donne son go en précisant que « pour ces bibittes là, y’a pas besoin de rien! »

Défi #10 – Trouver ses nouveaux repères

Une fois confortablement installé dans votre nouveau nid montréalais, votre chinchilla remis du décalage horaire dans sa cage flambant neuve, il ne vous restera qu’à trouver une animalerie où vous ravitailler. Si vous êtes à Montréal, l’animalerie Paul située sur le Plateau, a tout ce qu’il vous faut!

Après toutes ces épreuves, prenez votre chinchilla dans vos bras, tournez sur vous-mêmes et laissez-vous aller en chantant « libéréééée, délivréééée »! Oops, je m’égare…

Je m’excuse pour cet article long et certainement inintéressant pour beaucoup. Mais j’avais à cœur de l’écrire car au moment de préparer notre départ, je n’ai trouvé aucune info sur le sujet à travers les Internets. Et un tel billet aurait vraiment pu m’aider. Alors qui sait, peut-être que je pourrai éviter à un futur immigrant canadien et à son fidèle chinchilla de galérer dans leurs démarches d’arrivée!

Edit : Lincoln se porte à merveille aujourd’hui et se sent plus québécois que jamais. D’ailleurs, il vous salue!

Lincoln le chinchilla

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40 commentaires

  • Répondre Julycocoon 13 janvier 2016 at 4 h 39 min

    Woooow je trouve ça fou ce que vous avez fait pour lui !! Si c’est pas de l’amour ça !!!!! Tu m’as fait mourir de rire avec le passage « bibitte » et « reine des neiges » ! Coucou Lincoln !!!

    • Répondre Anne-Laure 13 janvier 2016 at 8 h 10 min

      On ne pouvait quand même pas l’abandonner ce petit poilu! 😉
      J’avoue, j’ai écrit cet article hier soir depuis sous ma couette. À la fin, j’ai un brin craqué, hihi!

  • Répondre Corinne (Couleur Café) 13 janvier 2016 at 6 h 29 min

    Un sacré challenge 😉 Bravo !

    • Répondre Anne-Laure 13 janvier 2016 at 8 h 10 min

      Qu’est-ce qu’on ferait pas pour nos petits bêtes… ^^

  • Répondre Fanny 13 janvier 2016 at 8 h 30 min

    C’est ubuesque cette histoire ! Adorable ce petit Lincoln en tout cas (on ne le voit pas assez sur tes réseaux je trouve !! Je pose ça là…)

    • Répondre Anne-Laure 17 janvier 2016 at 21 h 30 min

      Mais oui tu as raison! Je me suis dit la même chose en prenant ces photos de lui. Allez, résolution 2016… Plus de Lincoln sur Insta et Snapchat! 😉

  • Répondre argone 13 janvier 2016 at 9 h 13 min

    quel parcours du combattant en effet ! bises à Lincoln ! :-)

    • Répondre Anne-Laure 17 janvier 2016 at 21 h 30 min

      La bise est passée et a été appréciée! 😉

  • Répondre Laurelas 13 janvier 2016 at 9 h 59 min

    Oh qu’il est chou ce Lincoln <3 et quelle aventure, décidément, ce ne fut pas de tout repos!

    • Répondre Anne-Laure 17 janvier 2016 at 21 h 31 min

      J’avais tellement peur qu’au dernier moment on doive le laisser à la douane… Mais le conte s’est bien terminé. Ouf! ^^

  • Répondre sisco 13 janvier 2016 at 15 h 07 min

    c’est là qu’on voit qu’on les aime, nos petites bêtes!

    • Répondre Anne-Laure 17 janvier 2016 at 21 h 31 min

      J’avoue, j’en aurais défoncé des portes pour le faire venir jusqu’au Québec!

  • Répondre Camille 13 janvier 2016 at 15 h 40 min

    Je crois que j’ai un peu honte, mais je n’ai jamais vu de chinchilla de ma vie. Mais y’est chou comme tout – et putain le parcours du combattant !

    • Répondre Anne-Laure 17 janvier 2016 at 21 h 32 min

      Ahaha et bien je suis ravie de te faire découvrir cette boule de poils! 😉

  • Répondre Rafika 13 janvier 2016 at 15 h 56 min

    Heureusement que tu n’a pas lâché l’affaire !!! Il a de la chance le petit Franklin hihi 😉

    • Répondre Anne-Laure 17 janvier 2016 at 21 h 32 min

      Maintenant, il n’attend plus qu’une visite des colocs! :p

  • Répondre Carole 25 janvier 2016 at 15 h 38 min

    Merci pour cet article !!! Je pars bientôt au Québec pour un V.I.E et je souhaite emmener mes deux cochons d’Inde avec moi !! Je me prépare aussi pour un parcours du combattant… J’ai l’angoisse qu’elles fassent une crise cardiaque dans l’avion ! Du coup le fait que ton chinchilla s’en soit sorti indemne me rassure un peu :)

    • Répondre Anne-Laure 25 janvier 2016 at 17 h 44 min

      Le trajet s’est vraiment bien passé. Il commençait juste à s’énerver sur la fin car il tournait en rond dans sa toute petite cage ; mais sinon il était vraiment calme. Tout devrait donc bien aller pour tes cochons d’Inde!
      Bon courage pour les préparatifs à venir! Ça prend du temps et de l’énergie mais ça vaut le coup. :)

    • Répondre Bureth 8 avril 2016 at 15 h 03 min

      Bonjour,

      Je vois que tu t’apprêtes à voyager avec des cochons d’inde, alors je me permets de comparer avec toi les infos que j’ai pu collecter pour emmener notre cochon d’inde de Paris à Montréal en mai, sur un vol corsair.
      J’ignore si il faire pucer l ‘animal ? Est ce qu’il faut autre chose qu’un certificat de bonne santé ?
      D’avance merci pour ta réponse ?
      Tiph

      • Répondre Carole 6 juin 2016 at 3 h 20 min

        Rolàlà désolée je viens de voir ton message et je viens même de te poser les mêmes questions… Comment ça s’est passé pour toi ? Je suis encore en France, je les emmène au mois d’août !

  • Répondre Anna 21 février 2016 at 12 h 58 min

    Je suis entrain de réfléchir à déménager vers Montréal, j’ai deux chinchillas et un chien. Votre article est super intéressant ! Moi je peux en premier temps les laisser chez mes parents avant de m’installer définitivement. Mais ca me fends le coeur.
    Une petite question hors sujet, vaut mieux trouver un boulot de la France ou directement sur place?
    Merci <3

    • Répondre Anne-Laure 22 février 2016 at 19 h 36 min

      Je te comprends. C’est difficile de se séparer de nos petites bêtes ; même si on part pour une belle nouvelle aventure!
      C’est difficile de répondre à ta question car c’est un choix assez personnel. Cela dépend notamment des réserves que tu auras avec toi le temps de trouver un travail, du domaine dans lequel tu bosses,… Mais pour info, les délais de recrutement sont bien plus courts qu’en France car contrairement à chez nous, les prévis de départ ne sont que de 15 jours au Québec. Les employés d’ici sont donc disponibles plus rapidement qu’en France. Après, les boîtes québécoises sont assez open sur les entrevues via Skype. Le choix te revient donc de commencer tes démarches depuis la France, ou une fois arrivée sur le sol québécois. Tout est possible! :)

  • Répondre Bureth 8 avril 2016 at 15 h 09 min

    Re-bonsoir,
    As tu stp un numero de téléphone pour contacter le vétérinaire de la douane à Montréal car je suis étonnée pour l’histoire du passport. J’ ignore comment on obtient un passport pour un cochon d’inde ?

    • Répondre Carole 6 juin 2016 at 3 h 17 min

      Hello ! J’aimerai aussi transporter mes cochons d’Inde. Peux-tu me faire un retour d’expérience ? Tu vas prendre Corsair ? Tu le fais pucer ? Merci d’avance :)

    • Répondre Anne-Laure 6 juin 2016 at 21 h 39 min

      Oops, je pensais t’avoir répondu… As-tu réussi à joindre la douane?
      Pour tout animal, le passeport s’obtient directement auprès du vétérinaire. C’est une petite formalité (payante mais pas compliquée).

  • Répondre Carole 6 juin 2016 at 3 h 16 min

    Salut ! Justement, je m’apprête à faire le même périple avec mes deux cochons d’Inde… En passant également par Corsair. J’ai une petite question: est-ce que la puce électronique est indispensable ? Car sur le net rien n’est écrit, mais au téléphone ils nous ont dit que c’était obligatoire. Je ne voudrai pas les faire pucer pour rien. Ensuite, à la douane, niveau justificatifs, tu avais juste le certificat de bonne santé édité par ton vétérinaire français ? Merci d’avance pour tes réponses et merci pour l’article !!!

    • Répondre Anne-Laure 6 juin 2016 at 21 h 37 min

      Bonjour Carole,
      J’avais appelé plusieurs fois Corsair avant mon départ et, peu importe l’animal transporté, la puce est obligatoire. Du coup, j’ai dû faire pucé mon chinchilla.
      Pour la douane, j’avais le certificat de bonne santé et le passeport de l’animal (qui sont aussi demandés par Corsair). Par contre, je n’avais pas fait vacciné mon chinchilla puisque les vaccins demandés n’existent pas pour cette race. Le vétérinaire m’avait fait une lettre explicative pour justifier le tout. Mais globalement, j’ai trouvé les demandes de Corsair bien plus contraignantes qu’à la douane. Bon courage pour tes préparatifs!

      • Répondre Carole 8 juin 2016 at 8 h 50 min

        Merci pour tes réponses ! Pour le moment Corsair m’embête en me disant qu’un adulte seul ne peut pas transporter deux rongeurs, même si ils sont dans la même cage ! Mais je vais continuer à me battre :)

  • Répondre Carole 7 juillet 2016 at 13 h 12 min

    Re-salut ! Je t’embete encore mais le voyage de mes cochons d’Inde approche alors je me pose des questions… Elles vont voyager en soute avec Corsair direction Montreal. Est-ce que quelqu’un sait a quel endroit de l’aeroport il faut recuperer les animaux ??? Merci !

    • Répondre Anne-Laure 19 juillet 2016 at 20 h 36 min

      Salut Carole! J’imagine que tu devras les récupérer auprès du guichet de ta compagnie aérienne. Mais le jour J, l’agent de la compagnie à qui tu déposes tes petits amis devrait te renseigner comme il se doit!

  • Répondre Carole 27 août 2016 at 14 h 44 min

    Coucou ! Ayant posé pas mal de questions sur cet article, je souhaite également contribuer à la juste cause qu’est de s’expatrier avec son rongeur. Donc voici mon expérience ! Si ça peut aider…
    De mon côté le challenge a été d’emmener deux cochons d’Inde (Lili et Rose) au Canada (Montréal).
    – étape 1: vérifier si le Canada accepte les cochons d’Inde. On trouve toutes les infos sur internet, seuls les lapins ont besoin d’une quarentaine. Pour les cochons d’Inde c’est quartier libre !
    – étape 2: le choix de la compagnie aérienne a été rapide car Corsair est la seule à prendre en charge les rongeurs.
    – étape 3: réservation du billet des cochons d’Inde. Sur le site internet de la compagnie, on comprend que deux cochons d’Inde peuvent être dans la même cage en cabine du moment que l’ensemble pèse moins de 5 kgs. Mais en appelant la compagnie, il s’avère que 1 personne ne peut voyager qu’avec 1 animal en cabine, même si les 2 cochons d’Inde sont dans la même cage…car il y a des quotas. Je prends donc la décision difficile de leur réserver un billet en soute. Quand vous appelez, je vous conseille d’être proche d’un ordinateur avec internet, scanner et imprimante car pour réserver le billet, la compagnie nous envoie une autorisation de paiement qu’il faut vite remplir et renvoyer sinon la demande peut être annulée.
    – étape 4: la boîte de transport. Il faut une boîte de transport certifiée IATA, que j’ai trouvé sur internet. J’ai pris la plus petite (celle dont les dimensions sont acceptées en cabine, au cas où…) C’est typiquement une boîte de transport comme pour les chats. Avec une ouverture frontale (fermeture en métal et non en plastique) et une ouverture sur le dessus.
    – étape 5: bricoler la cage. Partez du principe que les compagnies n’aiment pas trop transporter des rongeurs alors soyez irréprochables !!! Les fixations entre la partie basse et la partie haute de la cage sont en plastique, j’ai tout renforcé avec des boulons (et ils ont vérifié à l’aéroport !!!). J’ai doublé les aérations en plastique avec du grillage métallique. Et à l’aéroport j’ai encore dû fermer la porte du haut avec des cerflex. Dans le bas de la cage j’ai mis un matelas (type matelas pour chat ou chihuahua) pour absorber les urines. La cage est enfin prête !!! Et elles ont eu 3 mois avant le départ pour être familiarisées avec la cage.
    – étape 6: les formalités vétérinaires. Les rongeurs doivent être pucés et avoir un carnet de santé. Prévenez votre vétérinaire suffisamment à l’avance car c’est des micro puces qu’il doit commander. Demandez lui de vous faire un certificat comme quoi il n’y a pas de vaccin pour les cochons d’Inde. Et max 5 jours avant le départ, il doit signer un certificat de bonne santé !! Sinon pas d’avion !
    – étape 7: le départ. Il y avait plein de foin dans la cage et je leur donnait régulièrement des bouts de concombre pour qu’elles aient de l’eau. A l’aéroport finalement il y avait de la place dans la cabine (quota d’animaux non atteint) donc ils ont préféré les faire voyager en cabine putôt qu’en soute !!!! C’était une merveilleuse nouvelle j’étais rassurée. Ils évitent au maximum d’avoir des rongeurs en soute. Le vol s’est très bien passé mais j’ai dû avoir la boîte de transport sur les genoux !! Pas forcément très pratique mais au moins je pouvais leur donner du concombre par le grillage et les protéger des courants d’air. Je peux vous dire qu’elles ont voyagé plus confortablement que moi !!!
    – étape 8: arrivée au Canada, aucun problème à la douane !!!!

    Maintenant, tout va bien dans les meilleur des monde, elles se font très bien à la vie canadienne, n’ont pas eu de stress malgré un voyage de plus de 10 heures.

    Bon courage à vous, je vous souhaite que du bonheur, je n’aurai pas aussi bien vécu mon expérience canadienne si Lili et Rose n’étaient pas avec moi.

    • Répondre Anne-Laure 29 août 2016 at 18 h 11 min

      Merci beaucoup pour ce retour complet sur ton expérience Carole. C’est une bonne chose que Lili et Rose aient pu voyager à tes côtés (même si c’était synonyme de moins de place pour tes jambes! ^^)
      Je vous souhaite une belle aventure montréalaise à toutes les trois!

    • Répondre Alexandra 29 août 2017 at 15 h 45 min

      Hello.Je voyage avec Corsair dans 1 mois. Je n arrive pas a trouver la cage de transport cabine pour pes 2 chinchillas. Pourrais-tu m’envoyer un lien stp. Leur dimensions ne sont jamais bonnes ou alors non certifiée IATA.

      • Répondre Anne-Laure 31 août 2017 at 18 h 02 min

        Bonjour! Pour transporter mon chinchilla, j’avais commandé cette cage sur Amazon. Mais elle est trop petite pour 2 animaux. Est-ce que tu peux les faire voyager tous les deux dans la même cage où il te faut une cage par animal? Bons préparatifs!

        • Répondre Alexandra 1 septembre 2017 at 9 h 42 min

          Je fais voyager les 2 dans la même cage.

  • Répondre Laetitia 16 janvier 2019 at 11 h 34 min

    Coucou!
    Je suis tombée sur ton article en cherchant justement ce type d’info. Je pars avec mon mari à Montréal fin du mois, nous avons un petit chien et……. un chinchilla! Et là je stress car effectivement c’est super dur de trouver des infos. Les compagnies aériennes ne renseignent pas super bien, et pour que les gens au tel comprennent de quoi je parle, je dois comparer ma boule de poil à un lapin XD
    Je voulais passer par Corsair, mais ils ne volent pas en hiver! L’angoisse!
    J’ai vu que Iberia peut accepter un rongeur, mais impossible de les avoir au téléphone pour confirmer (même via le messenger sur facebook). Lufthansa l’accepte en soute (c’est au moins une option ouf) moyennant 250€.
    J’ai réussi à avoir confirmation par Finnair, mais ils ne font aucun vol direct…. entre 6h et 10h de trajet, ma boule de poil va le sentir…..
    Enfin voilà, je galère… En cherchant d’autres options, j’ai trouvé des transporteurs d’animaux. Mais ça ne me rassure vraiment pas. Si d’autres gens sont passés par ce mode de transport, je veux bien des retours.
    Enfin bref, c’est quand même galère pour une si petite boule de poil toute mignonne.

    J’espère vraiment qu’on va trouver une solution.

    • Répondre Anne-Laure 22 janvier 2019 at 17 h 29 min

      Oh bon courage pour ta recherche! J’espère que tu trouveras vite une solution car c’est bien stressant et on y tient à ces petites boules de poils! ^^

      • Répondre Laetitia 26 mars 2019 at 21 h 20 min

        Merci (désolée je répond un peu tard, mais depuis que nous sommes à Montréal, notre vie a été pas mal chamboulée).

        Finalement nous l’avons confié à ma maman qui va venir début mai avec la boule de poil. Donc là je suis pendue à mon téléphone avec elle chaque jour car elle entame les démarches (achat de billets, visite véto…..).
        Elle a appelé Corsaire, ils lui ont soutenu qu’il fallait un vaccin. Donc elle a demandé au véto qui, malgré effectivement le fait qu’un chinchilla ne se vaccine pas, va quand même lui faire un vaccin anti rabique par sécu.
        J’ai sinon une autre question. Concernant le logement, cela n’a pas posé de problème? Là nous sommes dans un appartement où le proprio a accepté notre petit chien, mais nous n’avions pas évoqué tout de suite le chinchilla car nous ne savions pas comment ça allait se passer. Donc je flippe qu’il n’accepte pas si je lui en parle…. Sur le bail il a noté chien et chat acceptés. En cherchant notre appartement, je n’ai absolument rien vu concernant les rongeurs (genre dans aucune annonce il est noté « rongeur non accepté » ou l’inverse). Si tu as un retour là-dessus?

        Merci beaucoup!

        • Répondre Anne-Laure 3 avril 2019 at 15 h 15 min

          Ah oui, ils sont pénibles avec les vaccins… ça n’existe même pas pour le chinchilla! De mémoire, notre vétérinaire avait fait une attestation expliquant qu’un tel vaccin n’existait pas pour cette espèce et qu’il y avait 1 chance sur 1 million que notre compagnon ait la rage sachant qu’il vivait en appartement, dans une cage, et qu’il n’était en contact avec aucun autre animal.

          Pour ce qui est du logement, aucun souci je pense. Tu peux en informer ton propriétaire par courtoisie en lui expliquant que tu n’étais pas sûr de pouvoir le rapatrier à Montréal et que c’est pour cette raison que tu ne lui en as pas parlé plus tôt. Mais étant donné qu’un chinchilla est majoritairement en cage, je ne vois pas pourquoi cela lui poserait problème. Les rongeurs sont rares comme animal de compagnie (en comparaison aux chats et chiens). C’est pour cette raison qu’ils ne sont pas mentionnés dans les annonces ou sur les baux de location. :)

          • Laetitia 7 avril 2019 at 18 h 53 min

            J’ai eu des infos entre temps par une amie canadienne. Elle m’a confirmé qu’il valait mieux en informer le proprio et avoir son accord, car s’il s’en aperçoit et que ça pose problème, il peut t’expulser…. Je lui en ai donc parlé en expliquant la situation et heureusement il est vraiment sympa, il m’a dit qu’il n’y avait aucun soucis.
            Mais les Canadiens ne sont pas du tout comme nous au sujet des animaux, c’est beaucoup plus restrictif ici.

            Sinon ma maman a rappelé Corsaire, et là le mec au téléphone lui a dit que pour un chinchilla le vaccin n’était pas nécessaire… Et notre véto nous ayant dit que ça pouvait être dangereux; finalement elle ne va pas lui faire, et le véto fera un courrier explicatif. Faut savoir ce qu’ils veulent lool
            C’est quand même toute un aventure pour ramener ces petites bébêtes!

            Donc là j’attend la venue de ma maman en croisant les doigts pour que tout se passe bien!

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